Tamandua

 

Nous vous présentons une de nos belle collaboration avec une passionnée couture qui grâce à ses doigts de fée, sa créativité et sa sensibilité pour notre projet, a confectionné des accessoires à partir de notre tissage 50% coton Bio et 50% sachet d’eau recyclé.

 


 

Elle se confie à nous :

 » Diplômée d’un Bts audiovisuel en Montage, j’ai pratiqué ce métier 4 années à Lyon avant de partir pour l ‘Amérique du sud, en Guyane française en 2002. J’y resterais 13 ans.
Ma vie de jeune femme dans ce département d’outre mer fût pour moi une expérience extraordinaire, au contact de cultures et de langues inconnues jusqu’alors! Une merveilleuse manière d’ouvrir son esprit, de modifier son point de vue sur le monde. En effet, l’histoire de la Guyane est lourde et pas vraiment connue de nos livres d’histoire.
Après avoir participé à la réalisation de différents reportages et clips vidéo en Guyane, j’ai décidé de me lancer dans une nouvelle activité artisanale, d’une manière autodidacte : la couture.
Tamandua est donc né au cœur de la forêt amazonienne, à Saint Laurent du Maroni, en Guyane française, il y a plus de 10 ans.
L’outil qu’est la « machine à coudre » est un prétexte pour exprimer ma créativité et très rapidement, j’ai collaboré avec une amie peintre pour créer des vêtements uniques peints à la main.
Par la suite , l’aventure Tamandua m’a permit de travailler avec différents artisans ou artistes ( Tapissiers, peintres, bronziers). Les collaboration sont toujours très inspirantes.
Il y a un peu plus de 3 ans,TAMANDUA, a retraversé l’atlantique pour poser ses valises dans la Drôme, à Saillans. Le petit fourmilier (Tamandua) se plaît bien au bord de la rivière et aux pieds des montagnes.
Après un temps de réadaptation à la vie métropolitaine, «ma petite entreprise» a repris vie. J’ai compris qu’en France et plus particulièrement dans la Drôme, le mode de consommation est responsable. J’ai découvert les zones de dons, les puces… J’ai alors pensé que ça pouvait être une source de matière premières pour mes créations. J’aime aussi l’idée de la contrainte dans le processus créatif. Les sacs se créent à partir des matières que je trouve, que je possède. Les couleurs, les matières s’assemblent comme par hasard, au gré des humeurs.
Mon univers évolue en permanence, en fonction des personnes que je rencontre, des tissus que je chine, pour rendre mes pièces uniques et le travail de production toujours intéressant et stimulant. Actuellement, je confectionne des sacs, pochettes et trousses aux couleurs vives et contrastées. J’aime mélanger les couleurs et les matières. Un même sac peut être composé de velours, cuir, simili et coton. La contrainte imposée par les matières que je déniche est source d’inspiration: Un travail de passionnée !!!
Depuis bientôt 2 ans, les «Clotis» m’accompagnent et ont un succès fou! Ces poupées, que je confectionne avec des chutes de coton , représentent le clitoris, l’organe du corps féminin le plus sensible et aussi le plus méconnu. Autour des «Clotis», les témoignages fusent… un vrai outil pédagogique!
L’idée de confectionner des Clotis est venue d’une amie pour qui le sujet était important. Après un premier temps de familiarisation avec le sujet, je présente les Clotis avec plaisir dès que je le peux et si parfois le public est surpris de leur existence, elles sont très bien accueillies. Le sujet de la sexualité féminine et la place des femmes dans le monde d’une manière générale, me passionne. C’est un sujet d’actualité et d’avenir !
Cloti devrait servir à mieux se connaître, à jouer, à apprendre, à sortir de l’ombre cet organe exclusivement féminin et tellement mal connu, voire, mal mené… «